Nos trois engagements pour faire évoluer la CCIJP

Plus de transparence et de pédagogie

Trop de journalistes renoncent à demander la carte, pensant ne pas y avoir droit, faute de connaître toutes les règles de prise en compte des revenus.

Trop de journalistes n’osent pas faire appel des décisions. Il existe
pourtant une commission supérieure, devant laquelle il est possible d’expliquer la réalité de sa situation. Nous plaiderons pour davantage de transparence sur les arbitrages qui président aux décisions, afin d’éviter la sensation d’injustice.

Nos élus, au national et en région, rendront compte de leurs positions, en respectant la confidentialité. Ils expliqueront clairement les raisons du refus. Et ils travailleront à ce que les bénéfices de la carte de presse
— notamment la prime d’ancienneté — soient mieux connus de tous, et surtout de ceux qui débutent leur carrière.


Plus d’équité entre mensualisés et pigistes

Les pigistes ne doivent plus être pénalisés par certains de leurs revenus qu’ils perçoivent pourtant comme journalistes.

Éducation aux médias, cours en écoles de journalisme, bourses, livres d’enquête approfondissant des articles déjà parus, droits de reproduction, doivent être pris en compte dans le calcul presse, avec des garde-fous (ne pas faire que cela).

Pour les correspondants à l’étranger, le « fixing » doit être comptabilisé quand il est rémunéré en salaire (et ainsi encourager à refuser le paiement de la main à la main).

Bien-sûr nous resterons fermes contre le paiement en facture ou droits d’auteurs quand ils sont le fait de médias. Une souplesse doit être accordée sur la proportion des activités annexes (non liées à l’activité
journalistique) pour les plus précaires, qu’ils soient rédacteurs ou photographes.

Enfin, l’administratif doit être simplifié. Nous plaiderons pour que les pigistes n’aient plus à envoyer les certificats d’employeurs pour les dossiers de renouvellement.


Plus de responsabilisation des employeurs


La CCIJP est injustement vue par certains « recalés » comme une gardienne des privilèges, et une chambre d’enregistrement des mauvaises pratiques des employeurs. Or, elle ne fait qu’appliquer les critères déterminés par la loi. Mais elle devrait aller plus loin dans la lutte contre la dérégulation.

Nous plaiderons pour qu’elle envoie des courriers de rappel de la loi aux employeurs recourant aux auto-entrepreneurs, auteurs, correspondants locaux de presse, en nous basant sur la loi Cressard et la convention collective, pour lesquelles un journaliste professionnel est forcément un salarié, cela avec copie systématique aux Direccte et à la CPPAP, par exemple.

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