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Laurent Berger : « Les journalistes sont un des vecteurs de la démocratie. »

Les journalistes, un des vecteurs de la démocratie

« Les journalistes sont importants, parce qu’ils sont un des vecteurs de la démocratie. La démocratie c’est quelque chose d’extrêmement important pour la CFDT, c’est d’ailleurs dans notre sigle. Nous avons besoin de journalistes qui soient formés, qui aient des règles éthiques et qui en même temps soient libres et qui puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions. » 

Se forger un esprit critique

« Quand on vient du milieu d’où je viens, une partie de son éducation et notamment de son apprentissage du monde passe par la presse. Pour moi, elle est passée par un quotidien régional, Ouest-France, que je lisais tous les jours et qui ouvrait sur les réalités de ma commune mais qui ouvrait aussi sur l’Europe et sur le monde parce qu’il y avait une information de qualité. Je crois qu’il faut redonner la possibilité à chacun et à chacune d’avoir accès à une information de qualité parce que c’est comme ça aussi qu’on grandit, qu’on se forme, qu’on se forge un esprit critique et puis finalement qu’on décide de s’engager dans la société. » 

Besoin de dialogue social dans cette profession

« Le métier de journaliste aujourd’hui est très précarisé. Il est starisé d’un côté de la chaîne et de l’autre côté il est quand même très précarisé avec beaucoup de pigistes et beaucoup de journalistes qui sont inquiets quant à leur devenir et qui sont inquiets aussi sur les conditions d’exercice de leur métier de plus en plus compliqué. On a besoin de dialogue social dans cette profession, où on reconnaisse les évolutions du métier et en même temps les besoins de sécurité pour les journalistes. »

Donner davantage de poids à la CFDT

« L’élection de la carte c’est la possibilité de donner davantage de poids pour la CDFT qui va se battre pour la qualité de l’information qui va se battre pour le statut des journalistes et pour leur sécurisation et qui va se battre pour notre démocratie d’une certaine manière, pour une presse libre et indépendante. »

« Dès le 13 Octobre pour les élections à la carte de presse choisissez la CFDT, votez pour les candidates et les candidats de la CFDT. 

Faites-leur confiance ! » 

Pourquoi voter ? Bah… pour de nombreuses bonnes raisons !

Vous vous demandez pourquoi voter à l’élection à la carte de presse ? Eh bien, voici quelques bonnes raison de le faire !

Voter, c’est dire votre attachement à la profession, ne pas donner le signe que son sort vous désintéresse.

• Voter, c’est reconnaître que tout ne va pas bien (notamment la CCIJP n’est pas parfaite), mais se donner les moyens que ça change (si on ne vote pas, ça ne risque pas de changer).

• Voter, c’est être cohérent avec nos fréquents messages dans les médias où nous analysons les raisons de l’abstention. Ce n’est pas parce que cette élection ne concerne que la profession qu’elle n’est pas importante. Elle l’est comme toute élection.

• Voter, c’est se rendre compte du « privilège » de faire partie de ceux qui ont la carte. Tant de pigistes n’arrivent pas à l’avoir, car ils gagnent trop peu ou sont payés en factures. Quand on l’a, on s’en sert ! Surtout, on s’en sert pour porter la voix de tous ceux qui ne l’ont pas. Donc une voix, c’est en effet 2 voix, 3 voix !

• Voter, c’est donner de la légitimité aux futurs élus, c’est donc renforcer le poids de cette instance paritaire, et nous sommes très attachés au paritarisme, garant d’un dialogue qui est une valeur forte à la CFDT, mais aussi garant d’une conception partagée patrons/salariés de ce qu’est un journaliste professionnel.

• Voter dès le 1er tour, pour que le quorum soit atteint (la moitié des inscrits) et que l’on n’ait pas à revoter…

• Voter en nombre, c’est donner de la force et du soutien à vos représentants présents dans les instances paritaires et de négociation.

• Voter en nombre, c’est mettre en avant la puissance du collectif face aux employeurs

Nos trois engagements pour faire évoluer la CCIJP

Plus de transparence et de pédagogie

Trop de journalistes renoncent à demander la carte, pensant ne pas y avoir droit, faute de connaître toutes les règles de prise en compte des revenus.

Trop de journalistes n’osent pas faire appel des décisions. Il existe
pourtant une commission supérieure, devant laquelle il est possible d’expliquer la réalité de sa situation. Nous plaiderons pour davantage de transparence sur les arbitrages qui président aux décisions, afin d’éviter la sensation d’injustice.

Nos élus, au national et en région, rendront compte de leurs positions, en respectant la confidentialité. Ils expliqueront clairement les raisons du refus. Et ils travailleront à ce que les bénéfices de la carte de presse
— notamment la prime d’ancienneté — soient mieux connus de tous, et surtout de ceux qui débutent leur carrière.


Plus d’équité entre mensualisés et pigistes

Les pigistes ne doivent plus être pénalisés par certains de leurs revenus qu’ils perçoivent pourtant comme journalistes.

Éducation aux médias, cours en écoles de journalisme, bourses, livres d’enquête approfondissant des articles déjà parus, droits de reproduction, doivent être pris en compte dans le calcul presse, avec des garde-fous (ne pas faire que cela).

Pour les correspondants à l’étranger, le « fixing » doit être comptabilisé quand il est rémunéré en salaire (et ainsi encourager à refuser le paiement de la main à la main).

Bien-sûr nous resterons fermes contre le paiement en facture ou droits d’auteurs quand ils sont le fait de médias. Une souplesse doit être accordée sur la proportion des activités annexes (non liées à l’activité
journalistique) pour les plus précaires, qu’ils soient rédacteurs ou photographes.

Enfin, l’administratif doit être simplifié. Nous plaiderons pour que les pigistes n’aient plus à envoyer les certificats d’employeurs pour les dossiers de renouvellement.


Plus de responsabilisation des employeurs


La CCIJP est injustement vue par certains « recalés » comme une gardienne des privilèges, et une chambre d’enregistrement des mauvaises pratiques des employeurs. Or, elle ne fait qu’appliquer les critères déterminés par la loi. Mais elle devrait aller plus loin dans la lutte contre la dérégulation.

Nous plaiderons pour qu’elle envoie des courriers de rappel de la loi aux employeurs recourant aux auto-entrepreneurs, auteurs, correspondants locaux de presse, en nous basant sur la loi Cressard et la convention collective, pour lesquelles un journaliste professionnel est forcément un salarié, cela avec copie systématique aux Direccte et à la CPPAP, par exemple.

La carte de presse a du sens !

Une déontologie au service de l’information

Par son travail, le journaliste rend compte des évènements, explique. Il permet ainsi au citoyen de se forger sa propre opinion.
Pour la CFDT, cette contribution à la cohésion sociale donne sens et légitimité aux droits professionnels des journalistes.

Sécurisation des parcours

Si la carte de presse est le sésame incontournable notamment pour obtenir des accréditations, elle est aussi une protection pour le journaliste. Elle lui garantit de bénéficier des dispositions de la convention collective : ancienneté professionnelle (jusqu’à 11 % du salaire de base pour 20 années d’ancienneté, en plus de l’ancienneté dans l’entreprise), meilleures indemnités de licenciement, indemnités en cas de rupture de contrat de travail avec la clause de conscience ou de cession, possibilité de saisir la commission arbitrale…

Pour les pigistes, elle permet aussi de bénéficier de l’accord de 2008 et de formations.

Ces dispositions garantissent l’indépendance et sécurisent le parcours des journalistes tout au long de leur vie professionnelle.